JANE HIRSHFIELD
vendredi 20 septembre à 19h
ACTORAL
du 20 septembre au 12 octobre
Journal d'un maître d'école
26-27 septembre à 19h
LAURE LIMONGI
vendredi 4 octobre à 19h
J. BAQUÉ & Th. CASCIANI
mardi 8 octobre à 19h
GABRIEL TALLENT
mercredi 16 octobre à 19h
A. LEFRANC & A. CALLEJA
vendredi 18 octobre à 19h
MARK SAFRANKO
vendredi 25 octobre à 19h
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vous propose

Lecture

Jane Hirshfield

Come, Thief / Viens, Voleur

vendredi 20 septembre à 19h00

Présentation et lecture bilingue de son ouvrage Come, Thief / Viens, Voleur, publié en 2018 aux éditions Phloème, par ses traductrices, Delia Morris et Geneviève Liautard.
Exposition des 7 encres originales de Jean-Marc Barrier, qui illustrent le livre.

https://www.histoiredeloeil.com/sites/default/files/quinze_caillouxbis.jpg

Le premier poème de Jane Hirshfield paraît en 1973, peu de temps après qu’elle ne quitte Princeton, son diplôme de Lettres en main.
Elle met pourtant son écriture de côté et part au Zen Centre de San Francisco pour huit ans. Elle pensait qu’elle ne pourrait pas être un bon poète, sans approfondir au préalable sa connaissance de la nature humaine.
Pour Jane Hirshfield, toute poésie se construit à partir d’une vie bien vécue et il fallait d’abord qu’elle découvre ce que signifiait vivre. Ses nombreuses publications depuis 1982 sont toujours empreintes de cette affirmation.
Nommée Chancelière de l’Académie des Poètes Américains, Jane a aussi reçu le Prix Donald Hall-Jane Kenyon de Poésie Américaine, ainsi que de nombreuses bourses universitaires et diverses autres distinctions et prix littéraires.

Festival

Actoral.19

du 20 septembre au 12 octobre

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Comme tous les ans, Histoire de l’Œil est partenaire d'Actoral. Et nous en sommes très heureux.
Notre librairie ambulante sera donc présente à Montévidéo pour 3 semaines, ainsi que dans quelques autres lieux du festival.

Le 8 octobre à 19h00, dans le cadre d'Actoral, nous recevrons Joël Baqué (L'Arbre d'obéissance - P.O.L - 2019) et Théo Casciani (Rétine - P.O.L - 2019) pour deux lectures présentées par Frédéric Boyer, écrivain et directeur des éditions P.O.L.
Plus d'informations à venir.

Rencontre - Projection

Journal d'un maître d'école

Vittorio De Seta, Federico Rossin, Francesco Grandi

jeudi 26 septembre à 19h00

vendredi 27 septembre à 20h00

Deux soirées construites en partenariat avec Vidéodrome 2 et les éditions L'Arachnéen.

http://www.editions-arachneen.fr/wp-content/uploads/2019/04/Diario_couv_def_filet_800.jpg

En 1971, Vittorio De Seta entame la réalisation de Diario di un maestro (Journal d’un maître d’école) dans une école de la banlieue de Rome, avec les élèves – pour la plupart fils de familles immigrées – dans leur propre rôle, et un acteur originaire du Sud, Bruno Cirino, dans celui du maestro. Le tournage dure quatre mois. Les quatre épisodes du film, d’environ une heure chacun, sont diffusés à la télévision italienne en 1973. Ils sont vus par 20 millions de spectateurs et suscitent un débat sur l’école à l’échelle nationale.

De ce film, édité en DVD pour la première fois, L’Arachnéen a tiré un livre qui décrit la fabrique technique et artistique du film, puis analyse les circonstances du renouveau éducatif italien. La spécificité de la situation italienne de l’époque n’empêche pas que les termes du débat sur l’école nous soient absolument familiers. Diario di un maestro est à la fois un témoignage, une fiction pédagogique et le modèle d’une utopie par définition inactuelle. L’édition de ce livre-DVD lui donne sa place dans l’histoire de la pédagogie et dans l’histoire du cinéma.

Jeudi 26 août: présentation, à 19h00, du livre/film par Federico Rossin qui coordonne l'ouvrage pour les éditions l'Arachnéen à la librairie HO, suivie de la projection des deux premiers épisodes au Vidéodrome 2 (49, cours Julien) à partir de 21h00.

Vendredi 27 août : suite de la projection avec les épisodes 3 et 4 au Videodrome 2 à partir de 20h00.

 

Coups de cœur

A travers - Tom Haugomat
A travers
Tom Haugomat
Thierry Magnier

À travers suit la trajectoire d’un homme au destin singulier, qui chérit le rêve de devenir astronaute. De sa naissance à sa mort, toutes les grandes étapes de sa vie sont évoquées. Le principe du livre repose sur un jeu de regards entre ce que vit le personnage et ce qu’il voit, toujours à travers un prisme particulier (le trou de la serrure, une loupe, une fenêtre, un écran, etc.). Un livre graphique à la beauté éblouissante

L'Arbre Monde - Richard Powers
L'Arbre Monde
Richard Powers
Cherche Midi

Le roman commence par neuf nouvelles somptueuses. Chacun des personnages, tous atypiques, est ainsi parfaitement campé. Que ce soit par exemple Nick, héritier d’un flip-book photographique unique, témoignant de l’évolution du châtaigner familial depuis presque 100 ans, que ce soit, autre exemple, Patricia, initiée à la nature par un père bourlingueur et qui deviendra une chercheuse reconnue puis conspuée pour ses théories trop ambitieuses sur les systèmes de communication entre les arbres : tous ont au départ un rapport, de très près ou d’un peu plus loin, aux arbres en général, à une espèce en particulier. Tous vont en tout cas le développer, et bien au-delà. Richard Powers imbriquera les destins de certains d’entre-eux, en laissera d’autres à la lisière mais chacun apportera sa pierre à l’édifice monumental qu’est L’Arbre Monde : explorer notre rapport aux arbres aujourd’hui, et par là, notre relation à la vie.
Quelques fois un peu mystiques, parfois activistes, d’autres pragmatiques, ces chemins empruntés sont multiples et infinis, au gré d’un foisonnement de digressions et de croisements que permet ce chœur de personnages. Sorte de roman total, protéiforme et sublime, L’Arbre Monde, forêt d’une densité puissante et hypnotique, ne peut nous laisser indifférent et pour sûr, chaque arbre petit ou grand, ne sera plus regardé de la même manière et sera chargé d’une symbolique jamais envisagée.

 

L'Île aux troncs - Michel Jullien
L'Île aux troncs
Michel Jullien
Verdier

Quelques années après la fin de la deuxième guerre mondiale, les jeunes vétérans russes estropiés sont beaucoup moins célébrés. Pire, ils ne font même plus tellement bon genre à ainsi mendier dans les rues de Moscou et Leningrad. Alors on va les envoyer en "pension", tous frais payés, bien loin, bien isolés sur l’île de Valaam. Kotik et Piotr sont deux d’entre-eux. L’un est un "samovar" comme la quasi-totalité des pensionnaires, l’autre est l’exception. Double amputé, il l’est bien, mais il a gardé une jambe. Dans l’Île aux troncs, Michel Jullien choisit une nouvelles fois une contrainte. Et comme d’habitude elle n’est pas purement stylistique. Elle est physique. Elle vient des sens, et ici, de l’absence de membres ce qui lui donnera le loisir de décaler le déplacement, le ressenti, les espoirs et la manière d’inventer et de penser une communauté. Au gré des journées de nos deux héros, de leur obstination administrative, de leur soûlographie, de leur culte pour Natalia Mekine, membre émérite des "sorcières de la nuit", et finalement des préparatifs de leur grande expédition, Michel Jullien excelle encore dans l’art d’écrire la sensation. S’il donne l’impression de renouveler son style sans cesse c’est par la nouvelle contrainte que lui impose son sujet. Mais il garde la même grande finesse et la même rare précision du langage pour donner vie à ses personnages et construire en nous de magnifiques images.

Le Monarque des ombres - Javier Cercas
Le Monarque des ombres
Javier Cercas
Actes Sud

Dans quasiment tous ses romans, Javier Cercas démontre comment la littérature peut concourir à la compréhension de l’histoire complexe d’un pays et compenser la trop facile volonté d’oubli de décennies douloureuses. A chaque fois, il questionne le rapport de tout un chacun à cette histoire, à travers lui-même et ses réticences à aborder de tels sujets. Et parfois il questionne son rapport personnel et familial à l’histoire politique de son pays. Les dernières pages d’Anatomie d’un instant où il évoque les discussions politiques avec son père, sont à ce titre magnifiques. Avec Le monarque des ombres, non sans y aller à reculons, il met cette fois-ci complètement les pieds dans le plat et nous propose de comprendre les tensions inhérentes à son histoire familiale. Et c’est une nouvelle fois une réussite formidable de réflexion socio-politique. Manuel Mena, son grand-oncle fut, alors engagé sous la phalange, tué pendant la guerre civile. Cet engagement et la façon dont il fut longtemps célébré dans la famille de Cercas sont encombrants pour l’auteur. Mais c’est en expliquant ce personnage qu’il nous propose de nous plonger dans la psychologie de cette Espagne rurale des années 30 et d’ainsi comprendre les événements et les décennies suivantes. Le monarque des ombres est magistralement mené, suivant trois fils narratifs : l’enquête de Cercas aujourd’hui, la vie de Manuel Mena jusqu’à sa mort et les grands événements de l’époque et de la guerre qui précède l’arrivée de Franco au pouvoir. Et l’émotion et l’introspection qui transpirent de ce texte ajoutent avantageusement à la maîtrise de la littérature et du point de vue dont Cercas sait fait preuve depuis longtemps.

Tous nos coups de cœur

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