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Actualités, rencontres, événements

Histoire de l'œil,

Librairie à Marseille

vous propose

HO Hors les murs

Identité Filles Garçons dans l'édition jeunesse

Jeudi 6 décembre à partir de 9h30

BMVR Alcazar

https://www.bmvr.marseille.fr/in/rest/Thumb/image?id=a7af612c-7e98-4650-aed6-31f9cb8baa24&title=JOURN%C3%89E+PROFESSIONNELLE+PASS%27LIVRES&TypeOfDocument=Event&ct=true&size=512

Depuis la nuit des temps, la situation des femmes a évolué mais certains archaïsmes demeurent.L’actualité récente nous amène à réfléchir à l’écho de ces stéréotypes dans la littérature de jeunesse. Celle-ci véhicule des représentations du masculin et du féminin que cette journée se propose d’interroger. Cinq femmes : Christiane Conan-Pintado, les éditions Talents Hauts et Laurence Faron, Dorothée Werner, Soledad Bravi et Marie-Aude Murail vont nous présenter leur travail et leur réflexion qu’elle soit universitaire, éditoriale, journalistique, historique, littéraire ou humaine. Un large panel de regards qui enrichira notre questionnement.

Programme de la journée professionnelle :

9h : accueil

9h30-11h : Intervention de Mme Conan Pintado, université de Bordeaux. Filles et garçons dans les livres pour la jeunesse : contextes et enjeux. Elle a dirigé avec Gilles Béhotéguy les deux ouvrages Etre une fille, un garçon dans la littérature de jeunesse aux Presses Universitaires de Bordeau

11H15 -12h15 : La maison d'édition Talents hauts : avec sa fondatrice Florence Faro

14h : Dorothée Werner et Soledad Bravi autour du livre documentaire en bandes dessinées : Pourquoi y a t-il des inégalités entre les hommes et les femmes ? Édité chez Rue de Sèvres

15h : Marie-Aude Murail, lectures et entretien autour de ses livres et notamment de son dernier titre  En nous beaucoup d'hommes respirent.

Et toute la journée, le stand de la librairie Histoire de l'oeil, avec l'ensemble des ouvrages des intervenants, et bien plus encore...

http://www.editions-ruedesevres.fr/sites/default/files/public/couv_inegalitees_hf.jpg

 

HO Hors les murs

Mikhaïl Boulgakov

La Fuite

Du 29 novembre au 13 décembre

TNM La Criée

Librairie Partenaire du TNM La Criée, Histoire de l'oeil propose chaque soir de spectacle sa librairie théâtre dans le Hall de la Criée.

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En ce moment à la Criée, La Fuite, comédie fantastique en huit songes, pièce en 4 actes de Mikhaïl Boulgakov, mise en scène par Macha Makeïeff.

Boulgakov, maître du comique et du fantastique, écrit dès 1928, pour le théâtre d’Art de Moscou, une comédie mystique, profonde, drôle, hallucinée. Vaudeville frénétique sur l’exil et la défaite, sur les existences prises dans la folie de la révolution russe. Fil rouge du jeu et du destin. La débâcle et le chaos y sont magnifiés par la drôlerie et l’excentricité de personnages de haut-vol. 

L’histoire  déroule en 1920, à la fin de la guerre civile russe, après le coup d’état bolchevique, lors de la fuite de ceux que l’on appelle les « Russes blancs » vers la Crimée, Sébastopol, Constantinople, puis Paris... Très proche du Maître et Marguerite, La Fuite !, pièce alerte au style brillant et insolent, ne sera jamais jouée du vivant de son auteur, victime visionnaire de la censure et de l’arbitraire staliniens. En montant La Fuite ! Macha Makeïeff s’est plongée dans son histoire familiale, sa rêverie d’enfance et dans l’Histoire collective de l’exil d’une actualité toujours brûlante. Course folle…

 

HO Hors les murs

DANSEM

5, 14 et 15 décembre

Montévidéo

La librairie itinérante d'Histoire de l'oeil accompagne cette année le festival DANSEM, Danse contemporaine en Méditerranée, pour sa 21e édition, et pour trois soirées à Montévidéo.

http://dansem.org/wp-content/uploads/2018/11/b-allg-1200x400.png

Au programme :

• Mercredi 5 décembre à partir de 20h00 : Nacera Belaza / Rencontre + projection.

• Vendredi 14 décembre à partir de 18h30 : Les îles fictives de la Méditerannée #1 / Avec Anne-Lise Le Gac - Tropicantesimo - Malak Helmy - Bassam Abou Diab & Jacopo Jenna.

• Samedi 15 décembre à partir de 19h00 : Les îles fictives de la Méditerranée #2 / Avec Anne-Lise Le Gac - Malak Helmy - Daniel Blanga Gubbay - Invernomuto - Sequoyah Tiger.

http://dansem.org/wp-content/uploads/2018/11/b-nacera-film-1200x400.png

 

Coups de cœur

Visions Of Warhol - (DVD)
Visions Of Warhol
(DVD)
Re:Voir

Des scènes de la vie d’Andy Warhol, vues par trois cinéastes, pionniers de l’avant-garde et amis proches de l’artiste pop.
Jonas Mekas, la force irrépressible derrière la promotion et la conservation du film expérimental, est également connu pour ses rapides journaux filmés. Dans Award Presentation, Warhol reçoit le prix Film Culture du cinéma indépendant. Ses Scenes from the Life enregistrent non seulement Andy Warhol, mais aussi l'excitation sociale et culturelle qui tourbillonnait autour de lui, palpitant aux rythmes hypnotiques du Velvet Underground.
Willard Maas était le mari de la cinéaste, peintre et actrice Marie Menken. Ensemble, ils étaient, pour Warhol, « les derniers grands bohémiens ». Leurs films ont en commun une légèreté lyrique et un amour pour des rythmes visuels forts.

Isabelle Huppert, vivre ne nous regarde pas - Murielle Joudet
Isabelle Huppert, vivre ne nous regarde pas
Murielle Joudet
Capricci

C’est l’histoire d’une actrice qui a toujours témoigné d’un goût prononcé pour le désastre et la catastrophe. Pour les héroïnes qu’elle incarne, cette catastrophe emprunte plusieurs noms : mari, enfant, France, amour, famille, réalité. Leurs moyens d’y répondre s’appellent masochisme, rêve, travail, perversion, poison, sévérité, humour, absence, folie. Violette Nozière, Madame Bovary, La Pianiste ou encore Elle : à travers ses plus grands rôles, Isabelle Huppert n’a cessé de livrer une bataille fictionnelle aux versions étriquées de la vie et de la féminité pour leur préférer la quête d’un idéal impossible, l’élan tragique et une forme salvatrice de monstruosité. À l’image d’un bonheur trop conventionnel, elle a toujours su opposer ce que l’on a appelé sa « plénitude malheureuse ».

Un Jardin de sable - Earl Thompson
Un Jardin de sable
Earl Thompson
Monsieur Toussaint Louverture

Il fallait bien une histoire de cette force, visiblement en partie celle d’Earl Thompson lui-même, pour évoquer ce que furent les USA de ces années-là. Et il fallait nécessairement une galerie de personnages excellents pour entourer les quinze premières années de Jack MacDeramid, et pour amener le livre à autant de violence et de beauté en même temps.
Ce jardin de sable est assurément un roman d’initiation : dépossédés de leur ferme, les grands parents du petits Jackie vont tant bien que mal tenter de le faire grandir. Un grand père à la dent très dure envers la politique de Roosevelt devant laquelle il n’a pas voulu se coucher et une grand-mère très pieuse mais dure à cuire à sa manière seront ses premiers référents. Trimbalés de logements en logements, toujours plus petits, bercés par les discours politique de comptoir, néanmoins saisissant de bon sens, et les ambiances de diverses cantines, hôtels ou autres petits boulots que ses « anciens » écumeront pour subvenir aux besoins primaires, le petit se construira une personnalité et une obsession, celle de la découverte du sexe opposé, et conjointement celle de vivre enfin des années heureuses et riches avec sa mère, trop rarement de passage.
Cet espoir semble enfin se concrétiser lorsqu’elle décide à l’emmener avec elle : quitter cet ennuyeux Kansas pour les états du sud, où une situation, promise par le nouvel époux les attends. Mais il n’y trouvera qu’un beau père aussi alcoolique que roublard, que succession d’arnaques et de fuites, que frustration finalement. Au milieux de tout ça, Jackie se débrouille et expérimente, au fur et à mesure que son obsession initiale grandit.
Earl Thompson fait de cette histoire un grand livre. Parce qu’il sait jongler d’un registre à l’autre. Entre les pages où il saisit parfaitement le langage populaire du milieu où il nous fait évoluer et celles où il sait faire ressortir toute une sorte de poésie des choses. Entre des moments d’une drôlerie parfaite et ceux d’une violence inouïe. Il arrive enfin à trouver son équilibre sur ce fil lorsqu’il sait être très dérangeant, notamment en étant parfois sensuel là où on ne l’entendrait pas, sans jamais véritablement risquer de tomber.
Grâce à tout cela, grâce à ce grand livre tiré de cette histoire, il réussit en définitive, à faire d’un décors (les USA lors de la grande dépression, ce que cette période, cette politique en particulier, a fait subir aux gens les plus vulnérables, ce qu’elle a réussit à les faire devenir) le principal personnage. Par le fait qu’il ait formidablement réussi à en dessiner les atours, il fait de ce livre un livre colossal.

Cette putain si distinguée - Juan Marsé
Cette putain si distinguée
Juan Marsé
Christian Bourgois

Il n’est jamais trop tard pour découvrir Juan Marsé car c’est probablement une des plus belles plumes de langue espagnole aujourd’hui. Pour notre part, c’est cette année que cela se passe avec Cette putain si distinguée et cela donne immédiatement envie de se plonger dans les quelques 15 romans précédents.
Ce roman est un meuble à tiroirs qui parfois communiquent entre eux. Le romancier, possible Juan Marsé lui-même, campe le décors dans une vraie-fausse interview, piquant incipit. Il s’agira pour lui de travailler pour une production cinématographique à l’écriture d’un scénario retraçant l’histoire du meurtre par un projectionniste, d’une prostituée, dans la cabine d’un cinéma de quartier. Le coupable est bien connu car ses aveux ont été signés. Seul problème, irrésolu encore aujourd’hui, bien des années après sa libération, il ne se souvient pas du moindre détail l’ayant amené à un tel geste. Curieuse histoire donc, qui va meler les codes du polar et ceux de l’Histoire puisque gravitent autour d’eux quelques personnages de la résistance au franquisme naissant.
Peu convaincu par ce projet de film, dont les contours et l’intérêt lui semblent bien flous, l’auteur va parallèlement continuer d’écrire pour lui même et nous convier ainsi à sa profonde réflexion sur l’essence du langage.
Mais c’est bel et bien globalement de mémoire dont il s’agit. Quand ce meurtrier qui se présente à lui connaît toujours autant de difficultés à se remémorer ces événements, c’est également l’Espagne post-franquiste qui est évoquée, celle-là même dont la mémoire est volontairement partielle, guidée par ce désir d’oublier et d’avancer.
Juan Marsé est magistral dans sa faculté à imbriquer les différentes époques et les différents niveaux de lecture pour mieux nous donner à entendre ce qu’il n’écrit pas directement, pour nous parler d’écrire, de voir et à faire avec Cette putain si distinguée qu’est la mémoire.

Tous nos coups de cœur

L'Histoire de l'œil est spécialisée
dans les formes contemporaines

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