A. Damasio - J. Barbéri
Vendredi 17 juin à 19h00
Flexapedia
Samedi 25 juin à 14h00
Velibor Čolić
Jeudi 2 juin à 19h00
Journée Ateliers
samedi 4 juin
Revue Nioques
jeudi 21 avril à 19h00
HEU-REUX ! / Atelier jeunesse
samedi 16 avril à 15h00
Band of Watts ?
Samedi 9 avril à 19h30
Mathilde Chèvre & Walid Taher
Samedi 26 mars à partir de 14h
Biennale des Ecritures du Réel
du 2 au 26 mars
Gérard Mordillat
Samedi 12 mars à 12h00
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Rencontre - Lecture

Alain Damasio & Jacques Barbéri

éditions de la Volte

Vendredi 17 juin à 19h00

Une rencontre avec deux auteurs publiés aux éditions de la Volte en 2016, Alain Damasio pour Le dehors de toute chose, et Jacques Barberi pour Mondocane.

Le Dehors de toute chose

Mondocane :

Initialement sous forme de nouvelle, Mondocane a été développé dans un roman intitulé Guerre de rien, paru en Présence du futur en 1990. Jacques Barbéri a réécrit et enrichi ce roman, comme il l’a fait pour Narcose (la Volte, 2008).
La nouvelle Mondocane, est publiée en juillet 2016 aux Etats-Unis dans une anthologie des meilleures nouvelles de SF du monde The Big book of Science Fiction – un des seuls textes français du livre.

 

Le dehors de toute chose :

Vingt ans après sa parution, Benjamin Mayet s’empare avec sa fougue propre de La Zone du dehors, roman visionnaire d'Alain Damasio sur les sociétés de contrôle, et en extrait le vif dans un monologue qui frappe. Sa retrempe redonne sa puissance de feu à une anticipation qui n’a jamais été aussi inquiétante ni aussi actuelle. Elle déchire le cocon occidental des consensus et en appelle à désincarcérer les forces de vie que nos paresses et nos peurs enclosent.
Le premier roman, La Zone du dehors, d’Alain Damasio est paru en 1997 chez Cylibris, puis repris en mars 2007 à la Volte.
Demande sécuritaire, autocensure, surveillance citoyenne élargie, gestion subtile des flux humains, la société de contrôle repérée par Deleuze et Foucault s’inscrit désormais dans nos vies.

 

Festival de Marseille

Flexapedia

Autour du spectacle FLEXN !

Samedi 25 juin à 14h00

Bone-breaking, Get-Low, Glinding... Venez découvrir le lexique du flexing, expliqué par les danseurs de FLEXN!

Conférence organisée autour du spectacle FLEXN! programmé dans le cadre du festival de Marseille.

ls sont quinze sur scène, tous de Brooklyn et danseurs de flexing, ce nouveau phénomène de danse à la croisée du R’n’B et du hip-hop, inspiré par le bruk-up jamaïcain et le son des clubs reggae. Avec Reggie ( Regg Roc ) Gray, pionnier du genre, et le génial Peter Sellars, connu pour ses engagements citoyens, ils ont imaginé ce spectacle en réponse aux injustices qui rejaillissent aux États-Unis. Faisant face à leur époque, ces jeunes Afro-Américains ont décidé de ne rien masquer de leurs histoires personnelles, parfois déchirantes, en préférant le dialogue à l’affrontement. Un spectacle vivifiant, véritable exposition des aspirations positives que porte la culture urbaine aujourd’hui.

Atelier d'écriture

Ecrire en fragments

La plume et l'image

à partir du 19 avril

PROLONGÉ TOUT LE MOIS DE JUIN !

Afficher l'image d'origine

LES LUNDI 31/05, 7/06, 14/06, 21/06 ET 28/06 DE 18 H 30 À 20 H 30.

Définition des formes fragmentaires (Roukhomovsky) : « ... des formes qui se caractérisent à la fois par leur incomplétude (en quoi elles sont fragmentaires) et part leur brièveté (en quoi elles sont formes brèves). » Mais « tout fragment n'est pas forme brève, toute forme brève n'est pas fragment ».

Dans le fragment, l'inachèvement est une intention.

L'écriture en fragments permet de privilégier la ou les forme(s) que l'on préfère. Sur la durée, cela permet d'aborder un thème, un sujet, une histoire, un personnage, de différents points de vue, avec différentes formes et différents narrateurs. Un kaléidoscope plus qu'un puzzle, ou comme ces portraits de Picasso où le personnage est peint sous différents angles qui se mêlent.

Que faire ensuite de ces fragments ?

Existe-t-il un projet préconçu, un préalable au fragment ? Ou bien le sujet sur lequel nous écrivons va-t-il apparaître de lui-même, latent qu'il était en nous et que les fragments auront fait naître, comme le révélateur faisait monter l'image aux temps de la photographie argentique ?

Ecrire en fragment, c'est refuser l'obligation du systématique. À un système existant, on n'est pas obligé d'opposer un autre système. Le fragment, c'est l'essaim, c'est la guérilla !

Où l'on reparlera de Barthes, où on lira Charles Juliet, Eric Chevillard, Richard Brautigan, Thomas Vineau, Renata Adler...

Et où l'on écrira beaucoup au fil des cinq ateliers.

Renseignements et inscriptions : Jean-Paul Garagnon : 06 10 69 15 92 - laplumeetlimage@yahoo.fr

Coups de cœur

Manuel d'exil - Velibor Colic
Manuel d'exil
Velibor Colic
Gallimard

Quand on veut parler de Manuel d’Exil de Velibor Colic, on ne parvient pas facilement à insérer les accents serbo-croates sur les lettres ici, et c’est dommage, ça leur donne littéralement—oui—un panache, a plume indeed, qu’aucun diacritique de notre alphabet si commun et si latin ne peut approcher ; l’accent, tout juste, disparu sous la déambulation européenne, qui nous conduit de pluie bretonne en charcuterie hongroise, et nous laisse pantois, comme affamé d’en engouffrer davantage. Parfois pourtant, sans entendre rien de l’exquise dissonance de cette prononciation allophone de notre sacrée langue qu’on se plaît parfois à railler mais qu’on goûte en secret, dont on se délecte chez l’amie américaine et l’invité japonais, on devine des consonnes aussi dures que le plomb tombé sur Sarajevo, et parce qu’on ne peut croire la facilité avec laquelle l’auteur se joue de la langue dans laquelle il s’exila, on se prend (déjà arrivé à la page 47 !) à retourner à la page de titre et à chercher, en vain, le nom de l’estimable confrère traducteur, mais rien, non vraiment.

Le sous-titre, pour aiguillonner davantage s’il le fallait, la curiosité : Comment réussir son exil en trente-cinq leçons. On trouvera dans ces leçons, pêle-mêle, des petites miettes laissées dans le siècle par Paul Celan, Primo Levi, des grosses boulettes de France Culture, Budapest, de la vodka bon marché, des échos assourdissants de la guerre fratricide (pléonasme, espérons-le toujours) de Yougoslavie, et surtout tout un rapport vécu, situé, senti et écrit (bon dieu !) à la langue, ici française, mais pas seulement. On peut rire, parfois.

Grand cirque déglingue - Marco Lodoli
Grand cirque déglingue
Marco Lodoli
P.O.L

Trois trentenaires romains fréquentent la même école. L’un est professeur d’Italien, sans trop savoir comment, l’autre y est concierge, le troisième, footballeur raté, escroc rangé (plus ou moins), vient d’y reprendre ses études. Les trois sont animés d’une même envie de voir triompher l’anarchie, qui les verra, dans un premiers temps, organiser le rapt des Jésus des crèches romaines (avec un succès mitigé), et dans un second temps monter le Grand Cirque Déglingue, réunion d’éclopés, d’aveugles et de chiens savants sensé éveiller les consciences des villages péri urbain. Le succès sera encore là mitigé, leur entreprise se teintant progressivement de la couleur de la loose.

Lodoli livre un texte très drôle mais aussi comme toujours soigné et très beau, comme lorsqu’il évoque le quatrième grand personnage du roman, Sara, qui brille tout le long par son absence, mais qui lie pour toujours les trois nickelés, sœur de l’un et ayant fait chavirer le cœur des deux autres.

La maison dans laquelle - Mariam Petrosyan
La maison dans laquelle
Mariam Petrosyan
Monsieur Toussaint Louverture

Récent opus du toujours excellent Monsieur Toussaint Louverture, La maison dans laquelle décrit la vie et l’organisation d’un groupe d’adolescent dans une sorte de pension. L’organisation en bande, la formation des personnalités, l’éclosion des chefs, la relation à l’institution, la découverte du territoire, cette maison, qui apparaît au fur et à mesure du roman comme un univers labyrinthique, mystérieux, inquiétant ou encore très enthousiasmant. À l’intérieur, ces adolescents « différents », vont aimer, se battre, défier l’autorité, s’auto organiser et surtout imaginer à foison. Unique ouvrage de Mariam Petrosyan, La maison dans laquelle est un livre monde que ne renierait pas Lewis Carroll ou même Faulkner.

Des morts qui dérangent - Paco Ignacio Taibo II & Sous-commandant Marcos
Des morts qui dérangent
Paco Ignacio Taibo II & Sous-commandant Marcos
Rivages

Déjà dans ses discours publics, le Sous-commandant Marcos avait pris l’habitude d’évoquer le politique de manière allégorique, par la littérature notamment. C’est évidemment dans cette optique qu’il proposa à son compatriote Paco Ignacio Taibo II, de participer avec lui à un exercice littéraire particulier : par la correspondance, ils écrieraient chacun à leur tour un chapitre qui ferait immédiatement suite à celui reçu. Publié sous la forme d’un feuilleton hebdomadaire, ce polar sera ensuite édité. Taibo II propose donc de côté son personnage d'Héctor Belascoarán Shayne détective éclopé, gauchiste à la conscience politique solide, déjà héros d'une douzaine de ses romans et en regard, Marcos crée le personnage d'Elías Contrarios, un détective zapatiste aventurier et téméraire. Dans cette métaphore de la lutte zapatiste au Chiapas, Des morts qui dérangent décrit avant l’histoire du Mexique en temps réel mais déjà un peu disparu.

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