Thomas Rosenlöcher
Mercredi 18 avril à 19h00
Biennale des Écritures du Réel
du 17 mars au 13 avril
Nathalie Quintane
Vendredi 1er juin à 19h00
BRY - Philippe Murphy
Vernissage le 10 mai à 19h00
Bienvenue à la librairie Galerie Histoire de L'Oeil
Marielle Macé
Jeudi 5 avril à 19h30
Claire Lebourg
Mercredi 4 avril à 16h00
Poiraudeau / Plamondon
Vendredi 19 janvier à 19h00
Marie Redonnet
Samedi 20 janvier à 18h00

Actualités, rencontres, événements

Histoire de l'œil,

Librairie à Marseille

vous propose

Festival

Biennale des écritures du réel

Top départ à HO

Samedi 17 mars à 10h00

et jusqu'au 13 avril

 un enchainement d’épreuves et de souffrances

Depuis la première édition, en 2012, la librairie Histoire de l'oeil est partenaire de la Biennale des écritures du réel, s'efforçant de proposer une librairie itinérante pour accompagner la plupart des projets défendus par le festival et de proposer dans ses murs, une rencontre avec un auteur sensible à cette programmation.

Cette année, c'est dans le jardin de la librairie que sera donné le top départ de la biennale, moment informel, autour d'un café, où il vous sera proposé de découvrir l'ensemble de la programmation du festival et les ouvrages qui l'accompagneront. Top départ de la biennale et lancement du week-end d'ouverture placé sous le signe de l'hospitalité : des formes artistiques pour accueillir, réconforter et ravigoter les relations.

Vous retrouverez l'ensemble de la programmation de la biennale en cliquant sur ce lien et notez déjà sur vos agendas la date du 5 avril, et la rencontre avec Marielle Macé à la librairie.

Les soirées marqué du petit pictogramme HO vous indiquent la présence de notre librairie itinérante.

Résultat de recherche d'images pour "biennale des écritures du réel 2018"

 

Rencontre

Thomas Rosenlöcher

L'homme qui croyait encore aux cigognes

Mercredi 18 avril à 19h00

« L’homme dut aller au lit.
– Mais je ne suis pas du tout fatigué.
– Moi non plus, hurla la femme. Elle s’allongea quand même à côté de lui. Elle lui enleva tout ce qu’il portait, sauf ses chaussettes Puis elle serra l’homme si fort qu’il remarqua qu’elle était bien plus grosse qu’il avait cru. »

Extrait de L'Homme qui croyait encore aux cigognes de Thomas Rosenlöcher, traduction par Marie Hermann et Aurélie Maurin, éditions du Nouvel Attila.

Une rencontre organisée en partenatiat avec le Goethe Institut Marseille.

"Comment faire les enfants" enseigné aux petits qui sommeillent encore dans les grands. Ces contes, presque les plus petits contes de monde, font deux pages.

Poète et homme de théâtre, l’auteur exploite la matière imaginaire fournie par des proverbes de la vie de tous les jours, auxquels il donne chair et images. Il se met à la place des enfants, tout en choisissant des grandes personnes pour héros, pour décrire le monde, et ses règles les plus élémentaires : l’amour, la mort, l’éducation, baptiser les choses…

L’homme qui a perdu sa femme ou celui qui croyait encore aux cigognes garantissent un décalage poétique, philosophique et comique.

 

Exposition

Philippe Murphy - BRY

Printemps de l'art contemporain

Vernissage le jeudi 10 mai à 19h00

Exposition jusqu'au 26 mai

bry-chocolatesweb

Une exposition programmée par la Galerie HO, dans le cadre du PAC 2018 (Printemps de l'art contemporain).

Pour son Soloshow à la galerie HO, Philippe Murphy souhaite franchir un pas supplémentaire dans sa vision et sa pratique artistique en proposant une œuvre performative globale. Entre fiction et réalité.  Il propose de transformer l’espace intérieur et extérieur en un café-chocolaterie dans lequel il travaillerait tous les jours. Il souhaite expérimenter et partager l’idée de gesamstkunstwerk qui pour lui révèle la condition de l’artiste et de sa place dans la société. Autant artiste performeur que technicien spécialisé, serveur, animateur social, etc…. Il prépare d’ailleurs cette exposition en prenant des cours intensifs de pâtisserie pour pouvoir les fabriquer et les servir sur place. L’ensemble de l’espace, du mobilier aux accessoires seront influencés par le l’école du Bauhaus dont on fêtera les 100 ans d’ouverture.

La particularité de la performance de Philippe Murphy repose sur la durée. Elle impose en effet sa présence pendant toute la durée de l’exposition puisqu’il va lui-même accueillir et proposer ses pâtisseries comme œuvre à déguster. Son personnage lui-même faisant partie de la performance. Il travaillera pour partie en atelier et pour partie dans l’espace de la galerie.

Festival

Images Singulières

10e RDV photographique - Sète

Du 8 au 13 mai

Pour sa 10e édition, le festival Images Singulières de Sète, propose à Histoire de l'Oeil de s'installer pendant toute la semaine d'ouverture, avec sa librairie photographie itinérante. Et nous en sommes très heureux...

Rendez-vous donc à Sète, tous les jours, du mardi 8 au dimanche 13 mai, du 10h00 à 21h00, aux entrepôts Larosa, l'un des 8 sites d'expositions de la ville, pour découvrir notre sélection d'ouvrages de photo, en lien avec la riche programmation du festival.

Découvrez l'édito d'Images Singulières et l'ensemble du programme d'expositions sur ce lien.

Et aussi, vous trouverez bientôt le programme des signatures qui auront lieu tous les soirs sur notre stand à partir de 19h00.

Images Singulières - Sète - Du 8 au 13 mai

Librairie Histoire de l'Oeil aux Entrepôts Larosa / TLJ : 10h-21h

 

Lecture-Rencontre

Nathalie Quintane

Ultra-Proust

Vendredi 1er juin à 19h00

Prenons trois monuments : Proust, Baudelaire, Nerval. Et prenons, dans ces trois monuments, le plus parfaitement monumental et délicat : Marcel Proust. Essayons de comprendre comment cette admiration, sous couvert de nous donner Proust, dans un même mouvement nous le retire, nous en prive. Voyons comment et pourquoi Proust, en son temps, dans Contre Sainte-Beuve, régla violemment leur compte à ceux qui désamorçaient Baudelaire et Nerval. Voyons ainsi comment réamorcer la littérature et rendre poétiquement indissociables excitation sensible et excitation politique.

Résultat de recherche d'images pour "nathalie quintane"

Nathalie Quintane a publié des livres critiques et poétiques,  souvent sans indication générique et notamment chez P.O.L (Tomates - 2010, Que faire des classes moyennes - 2016). Elle a codirigé l'ouvrage collectif L'art et l'argent (éditions Amsterdam - 2017).  Après Toi aussi tu as des armes (2011) et Les années 10 (2014), Ultra-Proust est sa troisième collaboration avec les éditions La Fabrique.

 

Coups de cœur

Taqawan - Éric Plamondon
Taqawan
Éric Plamondon
Quidam

Dynamique et foisonnant, tour à tour drôle, concerné et sombre, Taqawan est notre gros coup de cœur de ce début d’année.

Taqawan, comme le nom amérindien du saumon, celui qui remonte le courant pour revenir aux sources, aux origines. C’est dans un certain sens ce que continue de faire Éric Plamondon dans son œuvre toujours aussi réjouissante.

Les faits de départ sont bien réels et quelques peu oubliés : un fort mouvement de contestation de la communauté Mig’maq au moment où, leur quota de pêche se voit être très sérieusement attaqué, et par là même, cette population fortement mise en danger. Avec cet événement de 1981, ce sont des décennies, des siècles, d’interventions peu glorieuses de l’homme blanc sur le territoire indien nord américain qui ressurgissent.

Ce roman protéiforme mêle donc la grande histoire, celle des sources de ce pays où se rejoignent les intérêts politiques d’hier et d’aujourd’hui, avec la petite, celle d’un groupe de personnages symbolisant à merveille la mixité culturelle de ce Québec, et qui vont directement subir l’impact de ces événements violents, portant ainsi Taqawan, par endroits, aux portes du roman noir.

Par endroits seulement, car Plamondon n’oublie surtout pas de dérouler son style si particulier, parrainé pour notre plus grande joie par le grand Brautigan, fait de courts chapitres alternant les grands enjeux et les petits destins, le tout lié avec la sauce des détails savoureux et populaires d’une culture aux origines multiples qu’il ne faut surtout pas oublier, au moment où tout semble séparer les hommes.

La conquête des îles de la Terre Ferme - Alexis Jenni
La conquête des îles de la Terre Ferme
Alexis Jenni
Gallimard

Il est des épisodes majeurs de l’histoire qui, bien que très documentés, bien que maintes fois interprétés, étudiés et adaptés, gardent néanmoins leur part de mystère. Et il est des rendez-vous que la littérature de roman se fixe avec la discipline historique pour apporter sa pierre à l’édifice. D’abord parce que ce mystère laisse la place à l’imagination, à la fiction et ensuite parce que ce genre d’épisodes, si extraordinaires et si fondateurs ne pourront que très rarement être dépassés en intensité en enjeux et en narration. C’est donc un défi auquel s’attaque Alexis Jenni. Et il s’y emploie fort bien.

Hernan Cortés a réussi à conquérir le grand empire Mexicas de Montezuma.Une entreprise délirante démarrée à Cuba en 1519.Cuba où Cortes s’émancipe du gouverneur local pour réunir tout ce qui se fait de « conquistadors », aventuriers en tout genre, échoués sur les côtes des « Indes » nouvelles pour diverses raisons.

À partir de ce moment, l’avancée de ces 500 est inéluctable. Une poste forgée à la négociation, à l’art de la séduction, à la faculté de Cortés à utiliser les inimitiés locales et à l’espoir d’une fortune colossale. Une piste largement marquée du sang et de la violence, le plus souvent celui des Indiens, manipulés et volontiers sacrifiés.

Cette épopée nous est contée par Juan de Luna, dit « Innocent ». Un jeune clerc défroqué et banni d’Espagne qui deviendra le confident de Cortés.

À travers sa voix, c’est toute notre fascination pour cette aventure que nous découvrons. Ainsi que le constat de vanité que nous pouvons faire à son épilogue.

Le roman de Jenni, très documenté est sans concessions pour ces deux sociétés qui s’opposent ici. Sans jugement non plus, sinon celui des personnages sur eux-mêmes. Il réussit à compiler un récit historique très réaliste, un roman picaresque passionnant et une réflexion aboutie sur les faits que nous avons aujourd’hui à comprendre comme fondateurs, bien que lointains, de nos sociétés.

Jeu blanc - Richard Wagamese
Jeu blanc
Richard Wagamese
Zoé

Si la littérature peut faire voyager, si elle la faculté de déplacer le curseur de nos habitudes et d’élargir ainsi notre monde connu, si en plus elle a celle d’exorciser et d’évoquer la contre histoire, celle exclue des manuels, alors Richard Wagamese, avec Jeu blanc, y contribue indéniablement en proposant ce roman qu’il est impossible de lâcher.
Jeu blanc avance de pleins pieds dans la culture, les mythes et traditions des « natives » ojibwés, dans ce territoire immense et intense, froid et sauvage du nord canadien, que nous parcourons à grandes glissades et dans l’histoire terrible de l’assimilation-disparition organisée des coutumes locales.
Saul Indian Horse porte en lui une histoire tragique qu’il se doit de raconter. Il se le doit à lui-même d’abord, pour enfin sortir de cet état de fuite en avant violente qui l’habite depuis son entrée trop précoce dans l’âge adulte. Lui qui fut préservé dans l’enfance par sa grand-mère jusqu’à son dernier souffle lui transmettant les légendes et pratiques ojibwés. Lui qui fut comme tant d’autres indiens internés de force dans un orphelinat catholique où les violences psychologiques et corporelles étaient sensées vous faire rencontrer Dieu et effacer en vous toute indianité. Lui qui fut momentanément sauvé par le hockey sur glace dont il apprendra les plus belles subtilités avant de découvrir que même dans ce jeu où il excelle, il n’est qu’indien au milieu des blancs. Lui qui tombera progressivement dans l’alcoolisme dur, addiction de plus en plus répandue chez les autochtones.
Et il le doit aussi à tant d’autres, de raconter. Comment il souhaite trouver, lui l’indien, sa place dans ce monde. Et c’est à travers la plume de Richard Wagamese qu’il le fait, à travers la force que celui-ci trouve pour transmettre ce parcours qui démonte pas mal d’idées reçues sur un pays, en même temps qu’il en dévoile la beauté et les sources, et à travers la beauté d’une langue dirigée par de multiples esprits.

Joseph Mitchell -
Joseph Mitchell
Diaphane / 33 Morceaux / Sous-sol

La vie de Joseph Mitchell fait l'objet d'un nouveau livre aux éditions du sous-sol : L'homme au portrait. On y découvre le parcours de l'homme, la matière de sa littérature et l'on tente de résoudre l'énigme qui l'entoure. Joseph Mitchell ne publiera jamais de roman, ce Graal qu'il recherchera pourtant longtemps. Mais un certain nombre de livres oui. Et l'on ne s'en plaindra pas tant sa littérature nous y éclabousse à tout niveau.

Joseph Mitchell (1908-1996) fut journaliste et porta le reportage au rang d'oeuvre d'art. Ces fameuses chroniques ont fait l'objet de plusieurs publications aux USA et sont récemment traduites en français. Le dernier, Le fond du port (éditions du sous-sol). Initialement écrits dans le New Yorker, ces récits nous plongent dans l'activité portuaire de New York dans les 1940’s et 1950's. Mitchell parvient à nous y poser littéralement. Arpenteur infatigable de ce territoire, il nous donne à voir ses recoins, ses odeurs, ses travailleurs, ses ambiances, ses restaurants et ses personnages. Si ces reportages sont si passionnants, c'est qu'ils sont très écrits, très construits, le fruit d'une étude minutieuse et d'une soif de rencontre. C'est aussi car il sait où il nous emmène, il connaît ces lieux et leur histoire par cœur. Le marché aux poissons n'a plus de secret pour lui, pas plus que les différentes pêches de la baie. Et puis Mitchell, comme pour mieux nous conduire au hasard des étals et des rues, pratique parfaitement la sérendipité du flâneur. Comment par exemple sa passion des fleurs sauvages le mène au cimetière du quartier de Rossville et à la rencontre de la mémoire de cette communauté de pêcheurs noirs de Staten Island installée au XIXe, le très sage Mr Hunter.

Aucune star dans les reportages de Joseph Mitchell. Pas de bling bling. Au contraire, c'est le quotidien qu'il sublime, ce sont ces petites histoires qu'il rend extraordinaires. Et c'est ce qui fait littérature. Sous sa plume, les habitants de New York sur lesquels ses yeux se posent deviennent personnages de romans et les endroits visités de magnifiques décors d'un autre temps. Le superbe volume publié en 2016 chez Diaphane, Le merveilleux Saloon de McSorley est, en ce sens, par la somme des récits proposés, une parfaite photographie de la ville dans les années 1930’s – 1950’s. Une représentation précise de la diversité qu'elle représentait, depuis ce saloon irlandais qui donne le titre au recueil, jusqu’aux pique-niques de la communauté de Trinité et de ces chanteurs de Calypso (Houdini!) en passant par le « musée » du Capitaine Charley et ses momies égyptiennes sur lesquelles on s'assoie pour discuter. Le merveilleux saloon... est un livre de contes que l'on peut picorer chaque soir, comme pour rêver à une nouvelle histoire. Un voyage dans le temps celui des rues de New York entre 1938 et 1955, celui de sa mixité, de sa diversité de pratiques, d'une cohabitation difficile mais réelle.

Après la restitution, par ces récits, de sa grande soif de rencontres, Joseph Mitchell est resté presque 30 ans sans, apparemment, ne rien écrire. Cherchant inlassablement la formule d'une autre forme. Du roman peut-être. 4 textes écrits à cette période sont cependant connus. 4 textes dont la prose poétique remarquable tranche avec les chroniques. 4 textes que les éditions 33 morceaux ont publié en 2016 : Street Life.

Tous nos coups de cœur

L'Histoire de l'œil est spécialisée
dans les formes contemporaines

Infos pratiques

Horaires

du mardi au samedi
de 10h à 19h

Galerie

www.galerieho.com

Café / Wifi

Coordonnées

Histoire de l'oeil
25, rue Fontange
13006 Marseille
04 91 48 29 92
contact[at]histoiredeloeil[dot]com