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L'autobus, Eugenia Almeida, Métailié
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C’est l’histoire d’un autobus qui passe dans un village du fin fond de l’Argentine sans s’arrêter. Un homme amène sa fille depuis quatre jours pour prendre le bus mais ce dernier ne s’arrête pas. Sous son côté inoffensif, anecdotique, ce petit roman tisse une critique acerbe.Tout est évoqué avec détachement et pudeur, et comme le nouveau cinéma argentin, ce roman pose un regard décalé sur l’histoire de l’Amérique Latine. |
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Un homme inutile, Sait Faik Abasiyanik, Bleu Autour
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Premier recueil de nouvelles de l’auteur qui jusque là n’avait publié que quelques textes dans des revues et des compilations. Sait Faik est considéré comme "l’écrivain de la modernité turque". Les nouvelles du recueil sont dures et teintées d’onirisme, de réalisme magique. Ce sont des fragments, des bouts de vie que l’on prend en cours et desquels émanent une grande humilité, une pudeur envers une population qu’il ne s’agit pas de cataloguer mais de laisser évoluer dans une réalité "que l’on peut transfigurer", voire "sauver". |
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La famille Lament, George Hagen, 10/18
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Dans ce premier roman, George Hagen nous fait suivre les pérégrinations de la famille Lament : Howard, un idéologue rêvant de réussir à irriguer le Sahara, Julia, une femme déterminée au caractère bien trempé, Will, adopté à la naissance par la force des choses, et les jumeaux Julius et Marcus. De Rhodésie au New Jersey, en passant par le golf persique et l'Angleterre, les Lament tentent de vivre leur petite vie en essayant de rester soudés pour survivre.
Leurs aventures, finement orchestrées par Hagen, sont touchantes, parfois très drôles et toujours surprenantes.
Voilà un bon roman pour se mettre la tête en vacances ! |
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Un roman russe, Emmanuel Carrère, POL
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Un roman russe est un récit strictement autobiographique mais follement romanesque, rédigé à la première personne, où l'écriture et l'existence marchent de concert.
"C’est de cela qu’il est question ici : des scénarios que nous élaborons pour maîtriser le réel et de la façon terrible dont le réel s’y prend pour nous répondre. " |
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Un jour comme celui-ci, Peter Stamm, Bourgois
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Alors que l’année scolaire touche à sa fin, la maladie fait apparition dans la vie d’Andreas. Et avec elle son lot de questionnement : est-il satisfait de son existence, des ses cours quelque part en banlieue parisienne, de sa vie amoureuse ?
Avec simplicité et réussite Stamm arrive, dans cette course entre la vie et la mort, à faire sentir cette attention nouvelle portée à la vie. |
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