Pipelines
Etgar Keret
Actes Sud
Actes Sud publie pour la première fois en France ce roman de Keret paru en 1992 en Israël. Pipelines emprunte la même forme que les deux précédents textes traduits. Des textes courts, polyphoniques, à la fois d’un réalisme cru et d’un surréalisme qui écarte son texte de trajectoires entendues. Keret crée un univers qui peu à peu, de texte en texte, prend forme. Un univers où s’incarnent plusieurs voix d’une même réalité. Il décrit un quotidien israélien avec violence, humour, nostalgie. La brièveté des textes et leur enchaînement imposent un rythme effréné au livre qui donne l’impression de ne pouvoir s’arrêter. Qu’il s’agisse de jeunes soldats israéliens, de palestiniens, qu’il ait l’air de nous compter des souvenirs d’enfance, Keret empile des fragments de réel de manière jubilatoire, avec une liberté de forme sans cesse renouvelée. Comme dans ses livres précédents, il parle d’un monde nouveau, en mutation, où la mort est partout en suspens, au sein de sa propre famille, à l’école, chez ses voisins. Mais en même temps Keret insuffle avec force la vie, la joie et la magie d’exister. Pipelines a connu un succès immédiat en Israël et a imposé Etgar Keret comme un auteur majeur sur lequel il faudra désormais compter.
Pipelines, Etgar Keret, Actes Sud
Actes Sud publie pour la première fois en France ce roman de Keret paru en 1992 en Israël. Pipelines emprunte la même forme que les deux précédents textes traduits. Des textes courts, polyphoniques, à la fois d’un réalisme cru et d’un surréalisme qui écarte son texte de trajectoires entendues. Il décrit un quotidien israélien avec violence, humour, nostalgie. La brièveté des textes et leur enchaînement imposent un rythme effréné au livre qui donne l’impression de ne pouvoir s’arrêter.Pipelines a connu un succès immédiat en Israël et a imposé Etgar Keret comme un auteur majeur sur lequel il faudra désormais compter.
Recettes Intime de Grands Chefs, Irvine Welsh, Au Diable Vauvert
Comment résister à la tentation de tout vivre, sans limites, sachant que son souffre-douleur en subira toutes les conséquences ?
Pintes de bière en série, whiskey, cocaïne, sévices corporels, hooliganisme, Danny Skinner s’inflige tout avec plaisir. Les lendemains ne sont plus difficiles pour lui mais pour Brian Kibby, son nouveau collègue. Voilà le lien surnaturel qui lie ces deux personnages que tout oppose hormis le fait de travailler tous les deux au département de la santé et d’hygiène d’Edimbourg.
Sur un rythme un peu punk, fantasmé et gothique, les personnages sont toujours sur un fil tendu, et même en phase de rédemption, ils semblent toujours pouvoir en tomber, d’un côté ou de l’autre.
Apex ou le cache-blessure, Colson Whitehead, Gallimard
Il” était conseiller en nomenclature ; trouver le meilleur nom possible au produit, capable de le porter, de le sublimer, de le vendre. “Il” était le meilleur, se constituant une carrière facile et brillante au sommet de laquelle : “Apex”. Nom génial trouvé pour un pansement adhésif, ethniquement révolutionnaire. Mais une mésaventure change la donne. Colson Whitehead compose un personnage, à la manière d’un Barton Fink, conscient et critique blasé d’un système auquel il contribue, dans un récit sobre, drôle et parsemé d’allusions faussement anodines où l’acte de nommer, point central, occupe complètement l’espace de l’écriture.
Appartenance, Ron Butlin, La Cosmopolite, Stock
Appartenance raconte le périple de Jack, de la neige des Alpes jusqu’à la fournaise d’un coin perdu en Espagne. Proche de la violence de ses comparses écossais, le roman flirte aussi avec le no future d’un McCarthy et rappelle parfois le magnifique Puerto Escondido de Pino Cacucci. Ron Butlin raconte le dérapage, l’impossibilité de vivre et d’appartenir, l’errance. Les protagonistes vont jusqu’au bout de ce qu’ils peuvent dans l’espoir d’y trouver quelque chose. Un très beau roman, vif et oppressant.
Chaud brûlant, Bill Buford, Christian Bourgois
Ecrivain, Bill Buford pensait être un bon cuisinier. Amateur, mais plutôt doué. Il rencontre un jour le chef Mario Batali et décide comme lui d’apprendre la cuisine. Il se voit proposer un poste dans le restaurant de ce dernier, un grand restaurant italien à New York, le "Babbo", et décide d’abandonner son poste de rédacteur en chef au New Yorker pour tenter l’aventure.
A la fois guide culinaire et récit d’aventures, Buford mêle l’art du portrait et le reportage et nous livre un texte surprenant et passionnant, savoureusement drôle.
 129 livre(s),  26 pages                 [ 1 2 3 4 5 6 7 8 9  ]   10 20    >   >>   

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