Pipelines
Etgar Keret
Actes Sud
Actes Sud publie pour la première fois en France ce roman de Keret paru en 1992 en Israël. Pipelines emprunte la même forme que les deux précédents textes traduits. Des textes courts,


The white patch had become a place of darkness

Exposition du 17 avril
au 24 mai 2008
Absurdistan, Gary Shteyngart, L’Olivier
Micha Vainberg est Russe, juif, grand et énorme. Il est le fils d’un Baron de la Mafia. Après avoir émigré aux Etats-Unis, pour s’y faire circoncire et faire ses études, il revient à Saint-Pétersbourg avec son ami Aliocha-bob. Là il apprend que son père s’est fait assassiné. Son cher Papa. Entre beuveries, dépression et coup de fil au Dr Lévine, son analyste New Yorkais, Micha Vainberg décide de prendre la nationalité Belge. Il part alors pour l’Absurdistan, où un diplomate belge l’attend.Absurdistan est une fable contemporaine aussi loufoque que politique. Gary Shteyngart dénonce toutes les hypocrisies qui lui tombent sous la main, qu’elle soient religieuses ou politiques. Drôle, riche, impertinent, Absurdistan est, comme nous prévient son auteur à peine a-t-on passé la porte du roman, malgré tout, un roman d’amour, un roman sur l’amour.
Recettes Intime de Grands Chefs, Irvine Welsh, Au Diable Vauvert
Comment résister à la tentation de tout vivre, sans limites, sachant que son souffre-douleur en subira toutes les conséquences ?
Pintes de bière en série, whiskey, cocaïne, sévices corporels, hooliganisme, Danny Skinner s’inflige tout avec plaisir. Les lendemains ne sont plus difficiles pour lui mais pour Brian Kibby, son nouveau collègue. Voilà le lien surnaturel qui lie ces deux personnages que tout oppose hormis le fait de travailler tous les deux au département de la santé et d’hygiène d’Edimbourg.
Sur un rythme un peu punk, fantasmé et gothique, les personnages sont toujours sur un fil tendu, et même en phase de rédemption, ils semblent toujours pouvoir en tomber, d’un côté ou de l’autre.
L’homme en arme, Horacio Castellanos Moya, 10-18
Anciennement sergent d’un corps d’élite des forces paramilitaires salvadoriennes (le bataillon Acahuapa, un escadron de la mort), pour lequel il a été enlevé à son père, celui qui était surnommé Robocop retourne à la vie civile, désorienté par l’arrêt des combats et une paix à laquelle il n’était pas préparé. Il erre alors dans le pays dont il fait un portrait au vitriol. Après s’être lancé dans de minables tentatives de vols, il rejoint, croit-il, la lutte contre les révolutionnaires, à présent clandestine, sous le contrôle d’un supérieur des Forces Armées Salvadoriennes. Mais très vite Robocop est en fait manipulé. Il n’est qu’un pion au service de forces très hauts placées et qui ont bien d’autres intérêts. Anciens de la lutte révolutionnaire ou anti-révolutionnaire, tous ne visent que le pouvoir et l’argent, dans un climat de trahison généralisée, se servent et se débarrassent de leurs hommes sans scrupule. Le regard complètement amoral de Robocop, en deçà du cynisme, passe sur un monde gangrené par la corruption, sans qu’il ne comprenne vraiment ce qu’il se passe. Horacio Castellanos Moya continue de sévir et d’offrir un portrait macabre du Salador et de l’Amérique latine en général, où la corruption règne en maître. Dans une langue toujours aussi sèche et violente, il continue de dénoncer et d’offrir de véritable petites bombes pour lesquelles il a été contraint plusieurs fois de s’exiler de son pays d’origine.
La dernière enquête de l’inspecteur Rodriguez Pachon, Jose Luiz Munoz, Actes Sud
L’inspecteur Rodriguez Pachon est un flic plutôt ripoux de La Havane. En charge de la traque des maisons closes clandestines, il n’hésite pourtant pas à profiter du corps de ces jeunes prostituées en nombre dans la ville. Il soigne ses contacts avec les maquerelles pour ces corps et ces culs qui remuent comme nulle part ailleurs. Pachon est pro castriste et disserte régulièrement sur les bienfaits du régime, à qui veut l’entendre et spécialement à Dimitri, son partenaire, qu’il tente d’entraîner dans ses virées nocturnes, où les beuveries se terminent inlassablement dans les maisons closes. Pachon est tombé amoureux de Minerva, une prostituée. Sa favorite. Il finit par ne vouloir qu’elle. Et déteste tous les autres hommes qui paient pour Minerva, jusqu’à devenir méchant. Dans une Havane loin de la carte postale touristique, hantée par les putes et les habitants luttant contre la pauvreté, Pachon va peu à peu sombrer. Un corps mutilé, le tronc d’une femme, est découvert dans un terrain vague. Pachon et Dimitri sont chargés de l’enquête. Il s’agira pour commencer de retrouver les autres parties du corps. Petit à petit celles-ci apparaissent, révélant une vérité compromettante, jusqu’au final inattendu, violent et tout à la fois inéluctable, sans appel. Un roman rapide, court et incisif sur une réalité cubaine en mutation, et sur la décadence d’un individu décrite avec humour et ironie dans une ville décadente, suante, où il ne reste, semble-t-il, pour beaucoup, qu’alcool et sexe.
Pipelines, Etgar Keret, Actes Sud
Actes Sud publie pour la première fois en France ce roman de Keret paru en 1992 en Israël. Pipelines emprunte la même forme que les deux précédents textes traduits. Des textes courts, polyphoniques, à la fois d’un réalisme cru et d’un surréalisme qui écarte son texte de trajectoires entendues. Il décrit un quotidien israélien avec violence, humour, nostalgie. La brièveté des textes et leur enchaînement imposent un rythme effréné au livre qui donne l’impression de ne pouvoir s’arrêter.Pipelines a connu un succès immédiat en Israël et a imposé Etgar Keret comme un auteur majeur sur lequel il faudra désormais compter.
 129 livre(s),  26 pages                 [ 1 2 3 4 5 6 7 8 9  ]   10 20    >   >>   

> Tous les nouveautés
> Littérature
> Art
> Jeunesse
> Poésie
> Théâtre
> Policier
 
Mentions légales | Crédits